Stargate SG1 - Continuum

Fiche technique :

  • Diffusion : 2008
  • Réalisateur : Martin Wood
  • Scénariste : Brad Wright 

Synopsis :

Chargé des missions les plus dangereuses, le commando d'élite Stargate SG1 parcourt sans cesse la galaxie pour enquêter sur des civilisations mystérieuses et protéger la Terre des forces extra-terrestres malveillantes. De retour sur Terre en catastrophe, l'unité SG1 découvre un monde où la Porte des Etoiles, un ancien artéfact qui leur permettait d'accéder à d'innombrables planètes, n'a jamais existé ! Persuadée que le cours du temps a été altéré par leur redoutable ennemi alien, le Goa'uld Ba'al, l'équipe SG1 tente de convaincre les autorités que c'est bien la survie de toute la planète qui est en jeu !

Avec :

·         Ben Browder (Cameron Mitchell)

·         Amanda Tapping (Samantha Carter)

·         Christopher Judge (Teal’c)

·         Michael Shanks (Daniel Jackson)

·         Richard Dean Anderson (Jack O’Neill)

·         Claudia Black (Vala)

·         Cliff Simon (Baal)

·         Don S. Davis (George Hammond)

Sous-pages
Commentaires (3)

koyolitetseila

1. koyolitetseila Le 21/03/2009 à 11:10

Ce second téléfilm m’a vraiment beaucoup plu, car il entre dans le cadre de ce que j’appelle « l’esprit Stargate ». Il correspond au type de scénario des premières saisons de la série, où la machine à gros sous-sous n’était pas encore le moteur qui dirigeait les scénarios.

Niveau chronologique, ce téléfilm pourrait peut-être se situer à quelque part dans la saison 10, lorsque la fille de Vala et son symbiote (un clone de Baal) meurent. L’atmosphère du téléfilm est comparable à celle des épisodes des saisons 4 et 5, mais les personnages sont bel et bien ceux que nous avons « quittés » en fin de saison 10. Je pense aussi qu’il faut le voir comme un double-épisode, plus que comme un film ; une bulle temporelle.

Le scénario est bon, même si certains événements sont prévisibles, le rythme soutenu. Ca bouge ! Et une fois de plus, on est entraîné dans un continuum espace-temps formidable.

En ce qui concerne les personnages :

- Samantha Carter : Pour une fois, elle ne passe pas son temps à bricoler. Au contraire, c’est son intelligence et sa sensibilité qui sont mises en avant et, de par les émotions qu’elle dégage, le personnage y gagne en profondeur et en crédibilité.

- Daniel Jackson : Il me semble que pour une fois, depuis le départ de RDA, il trouve bien sa place au sein de l’équipe. Il ne vole pas la vedette à Cameron et ne reste pas non plus en retrait. Il se démarque, il sort enfin son nez de ses bouquins et de ses vieilles reliques, et est un peu plus « accessible ». Son accident nous inspire de la pitié. Mais le personnage est fort et ne se lamente pas sur son sort. Au contraire, il se bat pour ce qu’il croit et ne se gêne pas de dire tout haut ce qu’il pense tout bas. A quelque part, il marche un peu les traces laissées par O’Neill…

- Cameron Mitchell : Ah ! Enfin l’acteur a pu nous faire part de ses talents, sans être bridé comme il l’a été tout au long des saisons 9 et 10, contraint de jouer les super-héros. Cameron est un leader accompli, mais avant-tout, c’est un homme sensible et touchant. Même si c’est lui qui va sauver tout le monde, il le fait sans ses gros sabots cette fois-ci et ça passe comme une lettre à la poste.

- Teal’c : L’acteur se retrouve inlassablement dans le même rôle : celui du Prima d’un dieu goa’uld, qui finit par retrouver sa liberté en changeant de camp. Cependant, Teal’c est un personnage qui a bien mûri et qui s’est affirmé dans la franchise Stargate. Fini les petites phrases du genre « En effet. », ou encore le haussement de sourcil. Teal’c parle ! Et c’est tant mieux, car il en a des choses à dire.

- Vala Maldoran : Cette chère Vala change radicalement son fusil d’épaule. Terminé la Vala à la Han Solo. Possédée par une larve goa’uld, Vala devient Quetesch. Et il s’avère que Quetesch est encore plus méchante et plus odieuse que Baal ! L’actrice le fait très bien, même si dans la première moitié du film, elle fait de la figuration.

- Jack O’Neill : En fait, je ne sais même pas pourquoi RDA s’est donné la peine de se déplacer jusque sur les plateaux de tournage (en Antarctique même !). Peut-être était-ce un petit clin d’œil pour faire plaisir au fan, du style « hé le gars, je suis toujours là, ne m’oubliez pas ! ». Son apparition doit se résumer à quelques secondes. Son rôle et ses répliques (banales) n’apportent strictement rien à l’histoire. Mais bon, c’est sympa de le revoir. Cela nous rappelle cruellement qu’un Stargate sans O’Neill, c’est comme une tartine sans beurre…

- Baal : Dommage que le personnage ne soit pas plus montré ! Il est doué cet acteur, vraiment. Il a des expressions et des tics faciaux qui sont incroyables. A la fois doux comme un nounours, et subitement plus vénéneux qu’une amanite, il est capable de renverser toutes les situations en sa faveur. Sauf qu’il n’avait pas prévu que Quetesch désirait être calife à la place du calife… Baal c’est un peu le type qui réfléchit, qui aime qu’un plan se déroule sans accroc, sauf que finalement, à la fin, y’a plus de plan mais que des accrocs !

- Hammond : Dois-je préciser que c’est presque la larme à l’œil que j’ai regardé l’acteur Don S. Davis ? Soupir. Monsieur Hammond, c’était bon de vous revoir.

- Landry : Ca m’a plu de voir Landry sortir de ses gongs. Bon… Beau Bridges est un bon acteur, mais ça on le savait déjà !

Voilà, donc vous l’aurez compris : je suis plus contente qu’avec L’Arche de la Vérité.Smiley

xeen

2. xeen Le 05/04/2009 à 18:31

J'ai donc enfin vu Stargate Continuum dont on croyait tout savoir ou presque… En réalité, force est de constater qu'il s'agit d'une cascade
médiatique particulièrement réussie par les producteurs de la série - avec effet loupe garanti !

Alors en vrac, on voit bel et bien des Goa'Ulds, on voit bel et bien RDA, on voit bel et bien le pôle et un sous marin américain – l'USS Alexandria SSN-757, on voit bel et bien les conséquences et les effets pervers d'une anomalie temporelle mais j'avoue être restée sur ma faim, pire, avoir attendu tout le téléfilm dans les starting blocks qu'il se passe quelque chose d'inattendu..

En vain, car tout est tellement prédictible à la manière d'un who
dunnit qui raterait son exposition : pas de rythme, un scénario anémique, des comédiens démotivés et toujours le même reproche que j'adresserais au scénariste, en l'espèce Brad Wright. A la fois un désir évident de faire plaisir aux fans et un manque total
d'imagination quant aux moyens d'y parvenir.

L'histoire en 2 mots : Baal a trouvé le moyen de ré écrire l'histoire afin de s'emparer de manière humaniste d'une Terre qui ignore tout des Grands Maîtres. Malheureusement, un traître l'empêche de mener son projet à son terme. Prisonniers d'une autre ligne temporelle, les membres de SG1 (celui avec Mitchell – enfin presque) vont essayer de protéger la Terre. Vont-ils y parvenir ????

Quel suspense…

Je ne donnerais pas de résumé de cette heure et demie sous peine de gâcher le peu de plaisir que d'aucuns pourraient prendre à voir cet objet sans originalité ni saveur. Si je me doute de ce que voulait montrer BW, il n'a eu ni les moyens financiers de ses ambitions ni la moitié de saison nécessaire pour en faire le tour.
Quoique sous une plume plus inspirée…

J'ajouterais que revoir sous d'autres angles tous ces lieux déjà sur-utilisés dans d'autres séries comme "Smallville" ou "The Dead
Zone" et d'avoir à supporter une musique omniprésente –signée Joel
Goldsmith qui essore ses partitions Oris ont emporté le morceau !

Car il ne suffit pas de nous donner à voir quasiment tous les acteurs qui ont participé de près ou de loin à la franchise et d'en coller une partie au pôle pour faire un film (d'abord, pourquoi risquer la vie d'une équipe de réalisation et celle des comédiens pour tourner dans des conditions dramatiques alors qu'on n'en voit absolument rien à l'écran - je pose simplement la question) ?

Voilà la liste non exhaustive de ceux qui ont participé à ce naufrage : RDA (je l'ai déjà dit), Jacqueline Samuda, Ron Halder, Peter Williams, Steve Bacic, William Devanne, Cliff Simon, le regretté Don S Davis, Vince Crestejo, Peter Cunningham, plus le quintet SG1 augmenté de Gary Jones, Beau Bridges, Dan Shea et j'en passe - les fans reconnaîtront quels persos vont avec qui.

On voit chacun à peu près 3 minutes montre en main voire moins.

Très frustrant.

Comme si l'entreprise n'était pas suffisamment pathétique, chacun y va
du couplet qui en a fait sa marque de fabrique : Walter Harriman explique qu'il lui a fallu des tombereaux de papier, des centaines d'emails et autant de piston pour avoir une place de parking; O'Neill fait son show sur la longueur de la cérémonie ("dans l'histoire de l'ennui, y a-t-il jamais eu quelque de plus ennuyé que moi"); Vala essaie de s'en sortir avec un maxi fusil et des généralités sur la
situation de l'hôte d'un parasite goa'uld; Teal'c est toujours un Sholva mais d'une autre sorte (que veut-on prouver ? que la trahison est son mode de fonctionnement préféré ?); Martin Wood fait son habituel tour de steadycam dans Stargate Command et son petit caméo (il est même crédité au générique)…

Mais pour une fois, Sam ne répare rien et n'agit pas comme un robot; pour une fois, Jackson perd un peu de lui-même alors que Mitchell y gagne au contraire (en quelque sorte); pour une fois Vala n'est pas vraiment elle-même.

J'attendais beaucoup de ce téléfilm c'est certainement ce qui me fait
réagir aussi négativement. Après ma déception avec Ark of Truth, ce
Continuum ne fait qu'enfoncer le clou : Stargate SG-1 est mort et bien
mort.

thierry

3. thierry Le 05/04/2009 à 18:35

AoT avait le problème de devoir conclure le (pénible) arc des Oris. Avec Continuum, c'est vrai que l'on s'attaque à un autre arc qui apparaissait depuis la saison 8, mais le scénario souffre moins que le téléfilm précédent de contraintes liées aux éléments des dernières saisons.

Même si l'apparition annoncée de nombreux personnages disparus (grands maîtres tués, 'gentils' ayant quitté le SGC, ...) n'était qu'une pétard mouillé (vu les très brèves apparitions de ces personnages), c'est vrai qu'on se laisse mener par l'histoire.

J'ai également apprécié la partie où les héros se retrouvent interdits de participer au programme Stargate qui va pouvoir être mis en place grâce à leurs interrogatoires. Ils sont alors dispersés en Amérique et contraints de vivre une vie banale (un peu comme les témoins à qui l'on offre une nouvelle identité).

Ce n'est pas le passage le plus joyeux d'ailleurs, mais le ton est très sérieux et avec bien plus de 'maturité' que ce qu'on nous montre généralement dans la franchise, donnant la préférence à l'ambiance, les états d'âme des 3 "survivants". Je pense particulièrement à Cam, lorsqu'il visite la ferme de ses parents, qui n'ont même jamais
existé ...

Par contre, c'est vrai que la résolution de l'histoire est précipitée. Défaut fréquent dans les épisodes, mais ici, on avait tout de même la possibilité de prendre plus de temps et de mieux développer tout ça : le TVfilm ne dure que ± 90 minutes. En prennant 15 - 20 minutes au lieu de 5 (!) pour résoudre l'histoire, on aurait tout de même pu faire quelque chose de mieux sur ce plan-là.

Mieux : l'idée de départ aurait peut-être mérité de se développer sur 2 téléfilms, avec le premier s'arrêtant au moment où la méga-flotte de Ba'al approche de la terre. La 2de partie aurait alors pu mieux développer et détailler ce que se passe par la suite, ajouter des passages, montrer ce que donnerait la conquête 'en douceur' que prévoit Ba'al, la création d'une nation Jaffa (comme il l'offre à Teal'c d'ailleurs), un Apophis qui ne se contente pas de 20 secondes de présence, Ketesh qui prend un peu plus de temps pour avancer ses pions (au lieu de copier Brutus par rapport à Jules César!), etc.

Mais comme indiqué plus haut, l'histoire n'en reste pas moins bien plaisante à suivre. Et comme, en plus, c'est à Cameron qu'on doit que tout s'arrange à la fin ...
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Dernière mise à jour de cette page le 25/01/2010